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Le Peintre d'El Eulma ,Ferkousse
Mohamed expose en ce moment
en France.
(parrainage l'APC d'El Eulma )
31 juillet 2007

Né a El-Eulma le 20 avril 1956
ferkousrassim@yahoo.fr
Blog:
http://mferkous.canalblog.com/
Dans ses toiles, Mohammed Ferkous explore arabesques et
symboles de différentes civilisations à la recherche
d’un langage universel.
Angel Garcia
Le peintre Mohammed Ferkous a traversé la Méditerranée avec
une centaine de ses toiles. Il
est le premier artiste
du continent africain à qui la galerie d’art contemporain
consacre une expo solo.
Qand Mohammed Ferkous vous salue, c’est la main sur le cœur. Un
geste répandu chez les musulmans mais qui là, touche
particulièrement. Cet artiste peintre algérien, d’El Eulma (30
km de Sétif), parvient en fait
à transmettre toute la joie
qu’il éprouve à être là.
Si certaines de ses toiles ont déjà participé aux concours
revinois, c’est la première fois que ce professeur d’arts
plastiques peut les accompagner. Il en a donc ramené une
centaine à la galerie. 25 années de carrière à explorer et à
transmettre. Car même si
« en Algérie la
peinture ne permet pas de vivre », il a déjà un long
passif dont des expositions à Alger, Oran, Sétif, Skikda...
« C’est la
première fois qu’un artiste du continent africain expose en solo
»,
constate
la co-organisatrice Ornella Servan. Les oeuvres sont organisées
en trois parties : le couloir et la grande salle constituent une
rétrospective depuis 1982/1983 ; les deux petites, les toiles
récentes.
Gouaches, huiles, Mohammed Ferkous peint sur bois, papier ou
toile et a choisi l’art abstrait au nom de la liberté et de
l’imagination qui
« est un domaine
ouvert. Il y en a de multiples devant un tableau abstrait, la
mienne, la vôtre. C’est ça l’intérêt. Dans le réalisme, l’idée
est fixe. Là, c’est selon sa culture visuelle, sa profondeur
sentimentale, sa philosophie, sa sensation ».
Peindre,
«
c’est une façon de vivre, une passion. Quand le moment est venu,
cela devient une nécessité de travailler, d’accoucher »,
sourit ce père de famille de quatre enfants et 350 toiles. Sa
source d’inspiration ?
« Toute la vie » : le pire, les massacres
d’étudiants en octobre 88 en Algérie ou la première nuit où les
Américains ont bombardé l’Irak, comme le meilleur, le soleil,
les couleurs... L’essentiel est de parvenir à être
« aussi profond
que possible ».
Ses toiles sont souvent colorées, allant du vitrail à la touche
«
impressionniste ». Il les voit comme
«
des miniatures modernes », mais sans les contraintes
: les siennes ne sont pas calculées au milimètre près comme
traditionnellement. Arabesques et symboles des civilisations
égyptiennes, arobo-musulmanes, kabyles, chaouiste y sont
explorées, se déployant se répétant en un rythme entraînant...
Il faut regarder, re-regarder et plonger.« Je traite les symboles
à ma façon en enrichissant l’aspect moderne. Je veux
arriver à une culture visuelle plus humaine, plus modernisée,
plus mondialisée ». Un art qui parlerait à tous.
Une exposition à voir et à revoir jusqu’au 2 septembre 2007.






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