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                    06 sept 2007                   

 

 

Dans notre village El Eulma venaient  Saadoune  et son frère ,je ne sais pas pour quoi on les appelait aussi ‘’Sid GNAWA ‘’ .ils avaient le mérite de nous éviter  ‘’ LGAYLA  ‘’(sieste ) car le plus souvent leur passage se faisait en   été .On les récompensait en leur donnant   DEGUIG (semoule) qu’ils mettaient dans un ‘’MEZOUED ‘’(sorte d’outre) .parfois ils jouaient le rôle de guérisseurs en faisant passer une corne de biche (je crois)  sur le coup des enfants .Bien sur les enfants avaient très peur et n’arrêtaient pas de se débattre et de pleurer .

Plus tard après l’indépendance ils sortiront un disque dont la chanson tube était : YA TYOUR  EL EULMA ,le nom artistique qu’ils ont choisi a leur groupe était assez étonnant ‘’ Les Beatles Setifiens ‘’ La deuxième chanson  très célèbre aussi parlait du martyr ‘’ Cheikh Laifa’’.Aprés on n’entendait plus parler deux .on avait entendu dans les années 70 que Saadoune était très malade.

Par Aziz.

 

Le Bousaadia بوسعدية

  Est un autre genre de nègre danseur ,il circule non seulement dans les villages ,mais encore dans les mechtas les moins importantes.

I l est coiffé d’une chéchia sur laquelle sont cousus de nombreux ornements :d’abord une tête de chacal ou de renard ,puis         de petites glaces rondes ,des coquillages ,des dents de sanglier ,le tout surmonté d’une vieille queue de cheval ou de mulet.

Ses vêtements se composent d’une gandoura ,d’un pantalon arabe et d’une sorte de casaque  aux couleurs voyantes ,rouge ordinairement .Cette casaque qui lui couvre le torse est orné de ci ,de là ,de bouton en cuivre ,de vieille plaques de ceinturon ,    de cordelettes de diverses espèces .

Les reins sont serrés d’une ceinture en cuir ,faite d’une vielles bretelle du fusil,qui entoure en cuir ,faite d’une vieille bretelle  de fusil ,qui entoure la taille par-dessus la gandoura et fait ressembler cette dernière à une sorte de jupon.

Pour se donner un aspect plus effrayant ou plus comique ,Bousaadia suspend a sa taille des peaux ,chacals ou renards

Comme instrument de musique ,le Bousaadia porte sur la hanche un tambour primitif dont la caisse est en bois et la peau ornée   de figures grossière tracées avec de la pâte de henné .C’est sur ce tambour  que le Bousaadia fait le bruit assourdissant qui attire autour de lui tous les galopins ;il le frappe d’une seule baguette recourbée .

Pour élargir le cercle de garçonnets qui suivent toujours le Bousaadia,ce dernier exécute une série de petits bonds comiques,tournant  sur lui-même ,contractant affreusement son visage ,faisant une grimace horrible en ouvrant démesurément      la bouche .

Les contorsions de Boussadia son costume étrange et sa musique infernale,ne lui attirent pas les sympathies de la race canine     les braves toutous en le voyant ,le poursuivent d’aboiements  répétés,tout en ayant soin de se tenir à une respectueuse distance  de cet être fantastique .

On comprend aussi très facilement que les petits enfants redoutent Le Bousaadia, son accoutrement , ses grimaces atroces .      Le ton noir de sa peau ,sa danse sauvage ne sont pas faits pour rassurer les bambins.


 

Extrait de la revue africaine Numero 62 anneé 1921 editeur office des publications universitaires (1986) –Alger

 

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