Dans notre village El
Eulma venaient Saadoune et son
frère ,je ne sais pas pour quoi on
les appelait aussi ‘’Sid GNAWA
‘’ .ils avaient le mérite de nous
éviter ‘’ LGAYLA ‘’(sieste ) car
le plus souvent leur passage se
faisait en été .On les
récompensait en leur donnant
DEGUIG (semoule) qu’ils mettaient
dans un ‘’MEZOUED ‘’(sorte d’outre)
.parfois ils jouaient le rôle de
guérisseurs en faisant passer une
corne de biche (je crois) sur le
coup des enfants .Bien sur les
enfants avaient très peur et
n’arrêtaient pas de se débattre et
de pleurer .
Plus tard après l’indépendance ils sortiront un disque dont la chanson tube était : YA TYOUR EL EULMA ,le nom artistique qu’ils ont choisi a leur groupe était assez étonnant ‘’ Les Beatles Setifiens ‘’ La deuxième chanson très célèbre aussi parlait du martyr ‘’ Cheikh Laifa’’.Aprés on n’entendait plus parler deux .on avait entendu dans les années 70 que Saadoune était très malade.
Par Aziz.

Le Bousaadia بوسعدية
Est un
autre
genre de
nègre
danseur
,il
circule
non
seulement
dans les
villages
,mais
encore
dans les
mechtas
les
moins
importantes.
I l est
coiffé
d’une
chéchia
sur
laquelle
sont
cousus
de
nombreux
ornements :d’abord
une tête
de
chacal
ou de
renard
,puis
de
petites
glaces
rondes
,des
coquillages
,des
dents de
sanglier
,le tout
surmonté
d’une
vieille
queue de
cheval
ou de
mulet.
Ses
vêtements
se
composent
d’une
gandoura
,d’un
pantalon
arabe et
d’une
sorte de
casaque
aux
couleurs
voyantes
,rouge
ordinairement
.Cette
casaque
qui lui
couvre
le torse
est orné
de ci
,de là
,de
bouton
en
cuivre
,de
vieille
plaques
de
ceinturon
,
de
cordelettes
de
diverses
espèces
.
Les
reins
sont
serrés
d’une
ceinture
en cuir
,faite
d’une
vielles
bretelle
du
fusil,qui
entoure
en cuir
,faite
d’une
vieille
bretelle
de fusil
,qui
entoure
la
taille
par-dessus
la
gandoura
et fait
ressembler
cette
dernière
à une
sorte de
jupon.
Pour se
donner
un
aspect
plus
effrayant
ou plus
comique
,Bousaadia
suspend
a sa
taille
des
peaux
,chacals
ou
renards
Comme
instrument
de
musique
,le
Bousaadia
porte
sur la
hanche
un
tambour
primitif
dont la
caisse
est en
bois et
la peau
ornée
de
figures
grossière
tracées
avec de
la pâte
de henné
.C’est
sur ce
tambour
que le
Bousaadia
fait le
bruit
assourdissant
qui
attire
autour
de lui
tous les
galopins ;il
le
frappe
d’une
seule
baguette
recourbée
.
Pour
élargir
le
cercle
de
garçonnets
qui
suivent
toujours
le
Bousaadia,ce
dernier
exécute
une
série de
petits
bonds
comiques,tournant
sur
lui-même
,contractant
affreusement
son
visage
,faisant
une
grimace
horrible
en
ouvrant
démesurément
la
bouche .
Les
contorsions
de
Boussadia
son
costume
étrange
et sa
musique
infernale,ne
lui
attirent
pas les
sympathies
de la
race
canine
les
braves
toutous
en le
voyant
,le
poursuivent
d’aboiements
répétés,tout
en ayant
soin de
se tenir
à une
respectueuse
distance de cet
être
fantastique
.
On
comprend
aussi
très
facilement
que les
petits
enfants
redoutent
Le
Bousaadia,
son
accoutrement
, ses
grimaces
atroces
.
Le ton
noir de
sa peau
,sa
danse
sauvage
ne sont
pas
faits
pour
rassurer
les
bambins.
Extrait de la revue africaine Numero 62 anneé 1921 editeur office des publications universitaires (1986) –Alger
